Sarcophages jardin bota10©S Vuillemin

L'anecdote de Serge - 4e

Les sarcophages d’Evreux

Serge
Guide

Ces « boites de pierre » que l’on peut voir dans la cour du musée, ou au jardin botanique, sont aujourd’hui entrées dans notre quotidien. Mais d’où viennent ces sarcophages ? Où ont-ils été trouvés ?

Tout commence au 19e. C’est lors des travaux d’aménagement de la ligne ferroviaire Paris-Cherbourg, que l’on découvrit les premiers sarcophages, c’était dans le quartier du Clos au Duc. Ils datent principalement du 3ème siècle de notre ère.

Vous pourriez vous étonner que l’on puisse les laisser à l’extérieur sans protection ?
Désolé, mais ces sarcophages de pierre n’ont en fait rien d’exceptionnel. Ils étaient assez courants dans la Gaule romaine et surtout en Haute Normandie. Tous réalisés dans les mêmes dimensions, souvent en calcaire de silex de vallée de Seine. Les élites de la société gallo-romaine avaient même des sarcophages de plomb avec des dépôts funéraires surprenants, comme cette dame inhumée avec sa fourrure.

Mais en 2007, une autre surprise attendait les archéologues :
Lors de fouilles préventives dans le quartier de Nétreville, ils trouvèrent une autre partie de nécropole avec des restes humains mêlés à des squelettes de chevaux, parfois quasiment complets… Mais le plus étrange fut un adulte dont la tête avait été placée entre deux crânes de chevaux. Ils trouvèrent également trois autres sépultures avec un ou deux défunts en contact direct avec des crânes et des rachis quasiment complets de chevaux. Les ossements d’équidés semblent avoir été déposés au moment de l’inhumation, mais à chaque fois de façon différente, comme pour une sorte de mise de scène de la mort. Cette pratique funéraire n’avait encore jamais été découverte en Gaule romaine.
Plusieurs hypothèses ont été émises par les archéologues :
Soit les personnes enterrées étaient issues d’une population étrangère aux rites et croyances différents…
Soit il s’agit d’une survivance du culte gaulois dédié à la déesse Epona, déesse des chevaux.

La nécropole du Clos au Duc sur le site de l’Inrap :
inrap.fr/les-pratiques-funeraires-inconnues-

Le mystère demeure… Quelle découverte attend nos archéologue la prochaine fois ?

A suivre….